Le blog est resté inactif pendant assez longtemps. Ce n’est pas pour autant que je n’ai rien fait.
La saison de snowboard a été mitigé. En général, j’essaie d’alterner les weekends en station et les sorties en splitboard. Cette saison, j’ai assez bien profité de la station mais les week-ends prévus pour le split on été quelques peu compliqués. Il a beaucoup neigé avant ces weekends randos et on a plusieurs fois eu des niveaux de risque 4 voire 5. J’aime le splitboard mais je préfère éviter de sortir dans ces conditions quand je peux éviter.

Je me suis donc retrouvé en février pendant les vacances scolaires (où je ne vais pas en station de toute façcon) à ne pas sortir non plus en split. C’est là qu’à commencer à germer l’idée de switcher sur le VTT pour faire toutes les formations nécessaires pour devenir encadrant VTT au sein de la FFCAM pour le début de saison.
C’est quelque chose que j’avais en tête il y a quelques années déjà mais mon projet d’expat m’avait fait mettre ca de côté.
Le problème c’est qu’à la FFCAM, il y a tout plein de pré-requis pour pouvoir ensuite passer encadrant. Surtout qu’ils viennent récemment de changer toutes les formules alors il m’en manquait plusieurs avant de pouvoir m’inscrire au stage initiateur prévu en Mai dans le Vaucluse.
- passer le niveau perfectionné (pour attester que je sais faire du VTT après 20ans de pratique)
- valider la formation carto orientation niveau 2 (pour vérifier que je sais m’orienter apres 20 ans de divagation dans tous les massifs des Alpes).

Comme, mon club n’a pas le personnel pour valider les niveaux « perfectionné », il m’a fallu trouver un stage de validation dans un autre comité. J’en ai trouvé un dans le Jura en Mars. J’ai donc fait les 400km de trajet pour aller dans le Hauts Doubs, à 100m de la fontière Suisse. J’y ai retrouvé des gens de la region de Belfort, de Besancon, et une personne d’Annecy. Coup du sort, il a fortement neigé pendant la semaine (et pendant mon séjour alors que cétait tout vert la semaine d’avant), alors on ne pouvait pas rouler près du gite. Les plans ont été donc bien chamboulés et le Samedi, on est finalement descendu vers Neuchatel (en Suisse donc) pour rouler dans le forêt, tournicoter et vérifier qu’on sait faire du vélo dans la bouillasse. La neige s’est même remis à tomber assez fortement pendant qu’on pédalait, la température a également fortement chutée pour nous congeler les mains avant une descente type bike park dans la bouillasse rendue très compliquée (nous obligeant même à descendre du vélo brièvement).
De retour au gite, on échaffaude un plan pour le dimanche et on opte pour aller rouler sur Besancon à 1h30 de là mais où la météo semble plus clémente et la neige non présente. On débarque donc le Dimanche matin à Besancon, en plein centre historique sous la protection des multiples forts qui nous surplombent. Je n’avais jamais été à Besancon, je découvre, c’est assez sympa. On va tourner toute la journée autour de la ville et ses forts pour aller chercher des descentes assez sympatiques et surtout assez variées. Du cassant, du ludique, du raide, … A la fin de la journée, on rentre vers les voitures en suivant les berges du Doubs en faisant les touristes. Très sympa.

Malheureusment, les 1h30 pour aller à Besancon se rajoute un peu à mon temps de trajet du retour à la maison. L’aller m’avait pris moins de 4h, mais le retour m’en prendra 5 mais l’important c’est que j’ai eu ma validation de niveau perfectionné et j’ai rencontré des gens très sympas.

Il me reste donc à valider la formation cartographie orientation niveau 2. Même problème, mon club n’en propose pas ce printemps, alors il me faut en trouver une proposée par d’autres clubs. Il y en a pas mal mais à chaque fois, ce sont des formations qui ont lieu pendant des séjours qui coutent assez chers. Je commence à desespérer et j’étais presque résigner quand j’ai fini par trouver une formation gratuite organisée par le club de Bourgoin Jallieu, à la mi-avril. C’est presque parfait car comme c’est à 1h de Grenoble, je vais pouvoir faire les allers retours sur le weekend (bon j’aurais peut-être du trouver un truc sur place car la guerre avec l’Iran a fait flamber le prix du pétrol entre mon inscription et la formation).
Mi Avril, je fais donc le trajet vers Bourgoin Jallieu pour 2j de formation répartis entre de la théorie le matin en salle et de la pratique les après-midi à Trept. J’y suis un peu aller par obligation, sans entrain, mais finalement, j’aime bien faire ces exercices d’orientation avec boussole/carte ou gps. En plus, j’ai encore rencontré des gens sympatiques alors le weekend est assez réussi d’autant que j’ai été validé. J’ai donc maintenat tous les pré-requis pour aller au stage initiateur pour devenir encadrant vtt.
Note: il y a d’autres pre-requis mais je les avais déjà (comme suivre une formation sur le fonctionnement de la ffcam, du club, des risques, … ou avoir un brevet PSC – pemiers secours)

Mi Mai, j’ai donc fait le trajet vers Mérindol dans le Vaucluse, dans le Luberon, pour le stage initiateur d’une durée de 5jours. J’y fais la connaissance de groupes qui viennent principalement du sud ouest, des CAF de Tarbes, de Pau, de Bayonne, de Toulouse et de Bordeaux mais aussi 2 personnes du CAF de Chambéry, 1 d’Albertville et 1 du CAF d’Aix en Provence.
Je suis venu avec mon vtt sans vérifier son état car j’ai pas mal roulé récemment et il fonctionnait plutôt bien. Evidemment, le premier jour lors de la première sortie du stage, j’ai 2 rayons assez proche sur la roue arrière qui pètent pour je ne sais quelle raison. Je soupconne, le stockage dans le garage du gite, la nuit précédente où jai mis mon vélo en premier et possiblement les suivants ont fait des bétises avec leurs pédales, ou alors le trajet retour du weekend précédent dans ma voiture mais je ny crois pas).
N’empèche que je suis bien embété, car le terrain par là bas est très rocailleux et solicite pas mal les roues. Autre problème, c’est qu’on est samedi soir quand la rando termine et les shops sont fermés le dimanche et le lundi. Ce qui signifie que je ne peux pas réparer avant Mardi au mieux…. Je continue le stage en croisant les doigts que je puisse tenir quelques sorties pour qu’on puisse ma valider ma formation. Alors je roule sur des oeufs Dimanche et Lundi. Par chance, un autre stagiaire, a fait l’aller retour Lundi Matin vers chez lui à Aix en Provence et a pu me trouver des rayons adaptés à ma roue à Decathlon. Ouf, il était temps car la roue commencait à partir en cacahuètes avec d’autres rayons tout mou. Je passe le début de soirée à installer tout ca, en règlant un peu à la va vite pour qu’il n’y ait pas trop de voile.
Je suis bien soulagé de cette réparation et je vais pouvoir participer à la « grosse » sortie du lendemain sur les pentes du Mont Ventoux en ayant moins d’appréhension.

Le mardi matin pour le 4e jour de stage, on prend donc la direction de Bédoin (au pied du Ventoux), et on gare les voitures un peu plus haut dans la montée. La boucle du Matin n’est pas des plus mémorables, une longue montée sur piste (avec pierres qui roulent) pour bien s’user d’entrée. Une descente assez rectiligne, d’abord pétée de cailloux (ca, ca va j’aime bien) ensuite après un petit travers pénible, une section très insipide, peu de pente, et tout droit mais un finale bien sympatique, en sous bois… ouf!!!
On remonte un peu pour aller faire la pause du midi dans des ruines d’anciennes bergerie, dont un batiment à été rénové. Après la pause, et la sieste et la discussion sur la composition du sac de l’encadrant, on se rend compte qu’on commence à être short niveau timing si on veut faire les descentes prévues. La troupe se divise en 2, ceux qui veulent faire le programme et les autres qui descendront plus tranquillement.

Notre groupe part comme des calus pour je ne sais quelle raison. On avait pas besoin d’aller si vite mais bon je me prends au jeu et j’essaie de tenir la cadence à 700/800 m/h toujours sur ces pistes au faible rendement. Je ne me vois pas tenir très longtemps mais heureusement, le départ de la descente arrive plus vite que je ne m’attendais. OUF.
On attaque par une descente nommée le Jas du Trompe (qui suit le GR91b). C’est pété de cailloux, mais les conseils des jours précedentes prodigués par le moniteur présent lors du stage, portent leurs fruits. Je charge l’avant, je dissocie le haut du coprs et ca tient, j’envoie comme un sac. On retombe ensuite sur une descente que j’ai pratiqueé il y a 15 ans avec l’ASCVTT lors d’un raid itinérant dans le coin. A l’epoque j’avais trouvé ca excellent, même avec mon niveau de débutant++. Il s’agit de la Combe D’Ansis, que je vois défiler à toute vitesse avec les 2 zozos avec qui je roule. C’est long, ca tourne ca drifte à donf, mais quel kiff.
Par contre sur un petite portion, le lit de pierres qui roulent se transforme en gravillons et j’ai beaucoup plus de mal à garder l’adhérence sur la roue avant même en chargeant. A tel point que je m’en prends une dans une sortie de courbe, je perd un peu l’avant, je me fais sortir de la trace à grande vitesse, j’arrive à maitriser la glisse suffisament pour pouvoir décélérer un peu et me coucher au sol dans un endroit dégagé sans bobo. Je repars direct et retourne coller mes companions qui n’auront rien vus 😀
Ensuite on quitte la Combe d’Ansis (que j’avais continué jusqu’en bas, il y a 15ans) pour aller chercher un autre sentier descendant un peu plus shapé avec plein de relevés mais aussi des arbres plus proches des cintres. Je me rends compte que je commence à bien fatiguer alors je me laisse un peu de marge sans pour autant me faire distancer.

En bas, comme j’ai pris ma caisse pour venir, il faut que je remonte. Il n’y a que 200 ou 300m de D+ mais le sprint d’après sandwich m’a mis dans le rouge et je n’ai pas récupéré alors je monterai sans marge tout doucement mais sereinement. Retour ensuite au gite et une derniere journée light pour cloturer le stage.
Pour cette dernière journée, la rando de la veille au Ventoux a laissé des traces, les 4 jours précédents aussi, j’ai un peu mal aux jambes, et comme c’est la toute fin du stage et qu’on va juste tournicoter pas loin du gite, j’ai pas une grosse motiv. En gros, on est sensé pédaler un peu, trouver un coin pour manger, se faire une descente et rentrer au gite.

Le plan se déroule sans soucis mais on veut également aller voir une feature dans la carrière en haut du Village. C’est un raidillon descendant, qui n’a rien de bien exceptionnel sauf qu’il est plus long que ce genre de passage qu’on trouve dans nos randos parfois. Mais bon avec l’excitation et l’emulation du groupe, on y va tous joyeusement en lachant les freins (et en chargeant l’avant). On atteint des bonnes vitesses dans la descente sauf que ca débouche sur du plat et donc ca fait une belle compression. Je passe comme un débile, me prends la compression, mais ma taille m’aide (je pense) à bien amortir avec les jambes mais je me fais secouer. D’autres passeront derrière et se feront assoir sur leur pneu arrière assez violemment dont un qui se fait projeter le ventre dans la selle après que son short ait accroché le pneu. Il a bien mal et ca empire au fur et à mesure à tel point qu’on doit appeler les secours. Il sera évacué par les pompiers, et restera pas loin de 10j aux urgences de Cavaillon (perforation de l’intestin) avant de pouvoir rentrer chez lui. C’est un bon rappel que tout peut aller très vite et même sans chute.

Pendant qu’il était admis aux urgences, le stage s’est terminé, et je rentre vers Grenoble avec mon nouveau rôle d’initiateur stagiaire. Je vais donc pouvoir organiser des randos et évènements dans le cadre de la FFCAM. Pour perdre mon status de stagiaire et devenir encadrant « autonome », il faut que j’encadre au moins 2 randos et que je propose 2 journées de formation aux membres de la section dans un délai de 3mois à 3ans et que tout ca soit valider par un comité.

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